Vouloir quelque chose n’indique pas encore ce qu’il faut faire ensuite. Un souhait peut porter des attentes empruntées, rester trop vague pour être mesuré ou dissimuler le travail nécessaire pour l’accomplir. Le travail commence lorsqu’une personne cherche ce que le désir indique vraiment, le formule de manière à guider ses décisions, puis examine les étapes et les ressources qu’il exige.

Examiner ce qui motive le désir

Les influences extérieures et les croyances limitantes peuvent obscurcir ce qu’une personne veut. Écrire sur ses pensées et ses sentiments, rester en silence avec une aspiration, imaginer une vie future, revenir à des intérêts plus anciens ou répéter la question du pourquoi permettent d’examiner le souhait au lieu d’accepter sa première formulation.

Un exemple part du désir d’ouvrir un café. Des questions successives conduisent du goût pour le café à l’atmosphère des cafés, puis au souhait de créer un lieu où les personnes peuvent se rencontrer. L’objet du désir reste le café, tandis que la raison de le poursuivre devient plus précise. Cette raison peut influencer les choix suivants sur le lieu, les personnes auxquelles il s’adresse et le travail que l’on accepte d’engager pour le créer.

Cet examen aide aussi à séparer un objectif personnellement significatif d’une aspiration vague qui n’a jamais été éprouvée. Une personne qui ne peut pas dire ce qu’un objectif changerait, pourquoi il compte ou ce qu’elle regretterait de ne jamais avoir tenté possède encore des informations à recueillir avant de consacrer beaucoup d’efforts à la planification.

De l’envie générale à l’objectif mesurable

Une fois le désir clarifié, il peut être formulé de manière à soutenir les décisions. Une envie générale comme écrire un livre donne peu d’indications à elle seule. Un résultat précis, une mesure de progression et une date d’achèvement rendent différentes questions traitables.

La structure SMART utilisée pour formuler un objectif demande s’il est spécifique, mesurable, atteignable, pertinent et limité dans le temps. La précision indique ce qui doit être accompli. La mesure fournit une trace du progrès. Le caractère atteignable confronte l’ampleur de l’objectif à ce qui peut être réalisé. La pertinence vérifie si l’objectif mérite toujours l’attention. La date indique quand le résultat est attendu.

Il faut ensuite établir une priorité. Dans un exemple, une personne souhaite à la fois apprendre une langue et obtenir une promotion. Elle choisit d’abord la langue parce qu’elle peut aussi soutenir la promotion. Cette décision ne supprime pas le second objectif. Elle donne un ordre aux deux objectifs, de sorte que le temps et l’effort ne sont plus répartis comme s’ils avaient la même priorité.

Ce que le plan exige

La planification détaillée rend concrètes les exigences d’un objectif. L’objectif est divisé en tâches plus petites. Des échéances sont fixées. Le temps, l’argent et les compétences sont identifiés comme des ressources à répartir.

Pour l’ouverture d’un café, le plan distingue la recherche d’un emplacement, l’élaboration d’un menu et l’obtention des autorisations nécessaires. La recherche de l’emplacement peut ensuite être divisée entre l’étude des quartiers, les visites de locaux disponibles et la négociation d’un bail. Certaines tâches dépendent d’autres tâches. L’obtention d’une autorisation peut dépendre du choix préalable d’un emplacement.

La planification donne aussi une raison de réexaminer le chemin lorsque de nouvelles informations apparaissent. Si les locaux visités ne correspondent pas au budget ou aux besoins précis, les critères de recherche peuvent être modifiés. Le souhait initial doit désormais répondre à des choix de coût, d’ordre et de ressources disponibles.

Le vague ne protège plus le souhait des questions pratiques. La personne doit décider quelles exigences accepter, lesquelles modifier et si l’objectif mérite toujours les ressources qui lui sont attribuées. Un désir précis ne garantit pas l’accomplissement. Il donne une base pour choisir, mesurer les progrès et réviser le plan lorsque les circonstances changent.