Lorsqu’une équipe identifie à l’avance un risque plausible, elle dispose de temps pour imaginer plusieurs réponses avant qu’un incident impose une décision. Une campagne marketing peut avoir besoin d’une autre voie si le marché change ou si un problème technique interrompt le plan initial. Un événement peut nécessiter un autre lieu ou un autre fournisseur. Ce travail se fait avant l’obstacle, quand il reste encore du temps pour examiner des alternatives sans la pression d’une exécution immédiate.
Un risque identifié modifie le travail de planification
Inscrire un risque dans un plan ne le résout pas. Il faut encore décider de ce qui pourrait être fait si la situation se présente. Un plan qui ne contient que la voie préférée reporte ce travail au moment de l’incident.
La préparation d’une solution de secours avance une partie de ce travail. Le risque peut être décrit avec assez de précision pour examiner une autre voie, un autre fournisseur, un autre canal, un autre calendrier ou une autre méthode qui permettrait au projet de poursuivre son objectif. Les alternatives n’ont pas besoin d’avoir le même statut. Une voie peut rester préférée tandis qu’une autre est préparée pour une situation plus précise.
La nature du risque limite aussi la recherche. Une panne technique ne demande pas de réinventer toute une campagne. Elle demande des réponses liées à la partie qui peut échouer. Un problème de fournisseur appelle une autre source d’approvisionnement. Un problème de lieu appelle un autre espace capable d’accueillir le même événement. La recherche d’alternatives reste ainsi liée à un besoin de planification identifiable.
Une équipe qui n’a envisagé qu’une seule voie doit produire et évaluer des options alors que la voie initiale est déjà sous pression. Une équipe qui a examiné des alternatives plausibles peut repartir d’un travail déjà effectué.
Imaginer avant d’approuver
Le remue méninges est utile ici parce que les idées peuvent être produites avant d’être jugées. Lors du premier passage, des réponses inhabituelles ou peu réalistes peuvent être notées au lieu d’être rejetées immédiatement. Une carte mentale peut placer plusieurs voies sur une même surface et faciliter l’examen de leurs liens.
Le problème de planification devient ensuite plus précis. L’équipe n’a pas besoin de conserver chaque idée. Elle a besoin de plusieurs candidates qu’elle peut comparer au risque identifié. Un autre fournisseur répond à un type d’incident. Un autre canal de communication répond à un autre. Un lieu de secours concerne encore une autre difficulté.
Le passage créatif n’exige pas que chaque idée survive. Une réponse peut coûter trop cher. Une autre peut demander trop de temps. Une troisième peut ne pas traiter le risque qui a lancé l’exercice. Écarter ces options fait partie de la préparation, car l’alternative retenue doit rester utilisable dans la situation pour laquelle elle a été envisagée.
Cette utilisation de l’imagination diffère d’une invention sans limite. L’équipe sait déjà ce que le plan principal cherche à accomplir. Le travail créatif porte sur les cas dans lesquels la voie préférée devient indisponible ou moins adaptée.
Se préparer avant d’improviser
Lorsqu’un incident survient, l’existence d’une alternative modifie la première question. L’équipe n’a pas besoin de commencer par chercher tout ce qui pourrait être fait. Elle peut vérifier si la réponse préparée convient encore à la situation et si les nouvelles informations exigent un ajustement.
Une option préparée ne garantit pas que la situation correspondra au scénario envisagé. Les retours et les résultats peuvent encore justifier une modification du plan. Une solution de secours donne néanmoins un point de départ déjà examiné au lieu d’une page vide.
Le travail créatif garde donc une place dans un plan existant. Les responsables imaginent des réponses à des risques qui ne se sont pas encore produits, comparent ces réponses et conservent une alternative utilisable pour la situation concernée. Si l’incident ne survient jamais, cette alternative peut rester inutilisée. Elle a été préparée pour que le choix dépende moins d’une invention faite au moment où le temps et l’attention sont déjà sous pression.
